Le président du Grand Est démissionne par lassitude

STRASBOURG (Reuters) – Le président Les Républicains de la région Grand-Est, Philippe Richert, a officialisé samedi sa démission en invoquant sa lassitude après 35 ans de vie politique et la nécessité d’une nouvelle équipe pour préparer les futures élections régionales.

Agé de 64 ans, il a reconnu avoir pensé arrêter la vie publique dès 2015 lors de la création de la région Grand Est, trop grande à son goût et qu’il n’avait pas voulue.

Il a dit n’avoir alors accepté de conduire la liste de la droite que pour barrer la route au Front national.

« Je ne voulais pas que le Front national gagne cette élection », a-t-il dit aux membres de sa majorité, invités, avec la presse, pour une déclaration de près d’une heure.

Pro-européen, décentralisateur, ce centriste alsacien entré en politique en 1982 comme conseiller général du Bas-Rhin, a énuméré les projets qu’il a menés comme président des conseils général et régional d’Alsace, sénateur, ministre des collectivités territoriales, président du Grand-Est.

En démissionnant de la présidence du Grand-Est, il abandonne aussi celle de l’association des Régions de France au moment où elle est en conflit ouvert avec le gouvernement sur la question des réductions de crédits des collectivités territoriales.

« Je n’étais pas fait pour la politique, pour moi c’était les sciences nat. Les coléoptères, c’est ça ma passion », a-il avoué, reconnaissant s’être « bien rattrapé depuis ».

Il a invité ses troupes à regarder vers les élections régionales de 2021, auxquelles il avait annoncé, dès janvier dernier, qu’il ne serait pas candidat.

« Ce qui est important, c’est que l’équipe qui va arriver se fasse connaître », a-t-il dit, justifiant une décision « difficile » par « l’intérêt général ».

Philippe Richert est aussi revenu sur le dossier de l’identité des régions historiques et sur le rêve d’une collectivité « Alsace » unique, qui sortirait du Grand-Est, projet qu’il avait défendu en 2013 mais qu’avaient refusé une partie de ceux qui le défendent aujourd’hui.

« On peut toujours faire le conseil d’Alsace par la fusion des départements mais ce que je sais, c’est qu’au niveau du gouvernement ou du Président de la République, ils n’ont pas l’intention d’aller au-delà », a prévenu l’ancien professeur, qui n’a jamais caché son amertume après cet épisode.

(Gilbert Reilhac, édité par Emmanuel Jarry)

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