Honoré, rencontre du premier type

<p class="canvas-atom canvas-text Mb(1.0em) Mb(0)–sm Mt(0.8em)–sm" type="text" content="

Retour à Rennes. «Plaire, aimer et courir vite», sorti en salles jeudi, croise avec grâce une initiation sentimentale et un dernier amour à l’heure des «années sida».

 » data-reactid= »11″>

Retour à Rennes. «Plaire, aimer et courir vite», sorti en salles jeudi, croise avec grâce une initiation sentimentale et un dernier amour à l’heure des «années sida».

<p class="canvas-atom canvas-text Mb(1.0em) Mb(0)–sm Mt(0.8em)–sm" type="text" content="Deux ans après Juste la fin du monde de Xavier Dolan d’après Jean-Luc Lagarce, et surtout un an après le fracassant looping émotionnel occasionné sur la Croisette par 120 Battements par minute de Robin Campillo, le grand-huit cannois accomplit un nouveau crochet, devenu presque un rendez-vous, par la France des «années sida», ce début des années 90 où plonge à son tour le onzième long métrage de Christophe Honoré. Mais de ces prédécesseurs, Plaire, aimer et courir vite se démarque doublement, et nettement, par sa sobriété – formelle comme thématique. On qualifiera un peu vite (même sans lui dire en face) cette sobriété de bourgeoise, d’apolitique, d’irrécupérablement sentimentale, tout un quelque chose d’affreusement téchinesque et de très français. Mais non : Plaire, aimer et courir vite est ce beau mélodrame aux couleurs froides, un blues en bleu et noir, dont le titre tient lieu d’antiprogramme : plaire oui, mais sans recourir outre-mesure aux effets de séduction de la reconstitution d’époque (sinon ceux de sa bande-son riche en doudous indies : Ride, Massive Attack, Prefab Sprout…) ; aimer, mais à bas bruit, sans rien idéaliser de ses personnages, pleins de crevasses ; courir vite, mais sans embardées, en ménageant ses forces car la funeste ligne d’arrivée se tient là, à vue, fatidique. Sa romance à temps compté fraie sa voie à rebours du film de Campillo, opposant au foisonnement de la fresque un envers de chronique, pour ne s’apparenter ainsi aux films des autres que par quelques jeux d’échos minimaux, relevant tout au plus de l’anecdote ou du gag – «Mais qu’est-ce qu’il irait faire à une réunion d’Act Up ?» entend-on dans le dernier mouvement du film, dit par Jacques, écrivain parisien, sous les traits de Pierre Deladonchamps (lire portrait page VIII). » data-reactid= »12″>Deux ans après Juste la fin du monde de Xavier Dolan d’après Jean-Luc Lagarce, et surtout un an après le fracassant looping émotionnel occasionné sur la Croisette par 120 Battements par minute de Robin Campillo, le grand-huit cannois accomplit un nouveau crochet, devenu presque un rendez-vous, par la France des «années sida», ce début des années 90 où plonge à son tour le onzième long métrage de Christophe Honoré. Mais de ces prédécesseurs, Plaire, aimer et courir vite se démarque doublement, et nettement, par sa sobriété – formelle comme thématique. On qualifiera un peu vite (même sans lui dire en face) cette sobriété de bourgeoise, d’apolitique, d’irrécupérablement sentimentale, tout un quelque chose d’affreusement téchinesque et de très français. Mais non : Plaire, aimer et courir vite est ce beau mélodrame aux couleurs froides, un blues en bleu et noir, dont le titre tient lieu d’antiprogramme : plaire oui, mais sans recourir outre-mesure aux effets de séduction de la reconstitution d’époque (sinon ceux de sa bande-son riche en doudous indies : Ride, Massive Attack, Prefab Sprout…) ; aimer, mais à bas bruit, sans rien idéaliser de ses personnages, pleins de crevasses ; courir vite, mais sans embardées, en ménageant ses forces car la funeste ligne d’arrivée se tient là, à vue, fatidique. Sa romance à temps compté fraie sa voie à rebours du film de Campillo, opposant au foisonnement de la fresque un envers de chronique, pour ne s’apparenter ainsi aux films des autres que par quelques jeux d’échos minimaux, relevant tout au plus de l’anecdote ou du gag – «Mais qu’est-ce qu’il irait faire à une réunion d’Act Up ?» entend-on dans le dernier mouvement du film, dit par Jacques, écrivain parisien, sous les traits de Pierre Deladonchamps (lire portrait page VIII).

<p class="canvas-atom canvas-text Mb(1.0em) Mb(0)–sm Mt(0.8em)–sm" type="text" content="Charme. Ce «il», c’est Arthur (Vincent (…) » data-reactid= »13″>Charme. Ce «il», c’est Arthur (Vincent (…)

<p class="canvas-atom canvas-text Mb(1.0em) Mb(0)–sm Mt(0.8em)–sm" type="text" content="Lire la suite sur Liberation.fr

Duel viril en Indochine
Restons Palme
«Yomeddine», un lépreux «hobo» roi
Harceleurs en ligne de mire
«Plaire, aimer et courir vite», Légèreté, gravité, Honoré
 » data-reactid= »14″>Lire la suite sur Liberation.fr

Duel viril en Indochine
Restons Palme
«Yomeddine», un lépreux «hobo» roi
Harceleurs en ligne de mire
«Plaire, aimer et courir vite», Légèreté, gravité, Honoré

Source

Source link