Hamlet , un prince un peu trop quotidien au Théâtre 14

Xavier Lemaire, dont on connaît le talent et dont on vient de voir Zig-Zag, s’attaque à Hamlet. Il n’est pas dit que ce soit une bonne idée. Le Théâtre 14, d’abord, dont le plateau n’a guère de profondeur, est loin d’être le lieu idéal. Difficile de rêver en effet sur le spectre du père de Hamlet ou sur l’enterrement d’Ophélie. Mais, on le sait, il est bien difficile pour de jeunes compagnies de trouver le lieu idéal et le Théâtre 14 est dans sa mission de l’accueillir.

Hélas le travail de Xavier Lemaire manque de l’essentiel: une approche métaphysique de l’œuvre. On le sent dans son adaptation autant que dans sa mise en scène. Le chef-d’œuvre de Shakespeare est ainsi réduit à la sympathique histoire d’un homme qui en veut à son oncle d’avoir tué son père. C’est un peu court. L’avantage, effectivement, c’est que l’on ne s’ennuie pas. Le spectacle est parfaitement rythmé et l’histoire plaisante. L’ennui c’est qu’il n’en reste rien au fond de l’âme.

On peut ensuite discuter des partis pris. Celui, par exemple, stupide, de Rosencrantz et Guildenstern réduits à des pantins grotesques. Ou même encore celui d’une Ophélie sans mystère qui voit la folie lui tomber dessus sans que l’on comprenne une seconde pourquoi. On pourrait parler aussi d’une Gertrude bien trop propre et d’un Horatio (Horace dans l’adaptation de Lemaire, et c’est vrai qu’il pourrait ressembler au personnage de L’École des femmes de Molière!) gentillet. Étrange qu’Hamlet ait pu avoir de tels amis.

Une trivialité malvenue

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