Comiques de compétition à Avignon

Chaque année, le festival off draine son cortège d’humoristes, en solo ou en troupe. Entre séance de tractage et course à l’audience, un passage obligé mais peu lucratif pour tenter de sortir du lot et séduire un public enclin à se divertir.

Ils sont le premier contact du festivalier avec la ville. Une fois dépassés la gare et les bouquinistes, on les voit, suant, beuglant, pris en sandwich entre des affiches, tendant leurs tracts. Les comiques. Certains sont déguisés, d’autres jouent des sketchs en direct, tous vendent leur came. Ils sont la face grouillante d’un monde qui se disperse dans un réseau de salles (Palace, Paris, Pandora…) où se débite par tranche d’une heure l’humour dispensé aux festivaliers. Au point qu’on peut se demander s’il n’y a pas trois festivals : le in, le off, et le festival du rire. Y a-t-il donc trop de spectacles comiques ? Pour quel public ? Comment s’en sortent les artistes ? Et de quel œil l’encadrement du off voit-il la montée en puissance du secteur ? Enquêtons avec tract et doigté.

Le metteur en scène Nikson Pitaqaj fréquente le Festival depuis sept  ans. Au répertoire de sa compagnie, Libre d’esprit, un cycle Vaclav Havel, Platonov, Kleist… Pitaqaj craint que l’humour, toujours plus présent et agressif dans les rues d’Avignon, ne finisse par nuire à la création. «Et je me suis rendu compte que j’avais tort, explique Pitaqaj. Il n’y a pas plus de comiques aujourd’hui que par le passé. Le ratio tourne toujours autour de 10 à 12 % des spectacles. Cette année, la catégorie humour comporte 168 titres sur les 1 538 présentés.» On passe à 20 % quand on ajoute aussi les pièces comiques – où le panachage est grand, Horovitz et Beckett côtoyant Je buterais bien ma mère un dimanche ou Il n’y a pas que les écureuils qui aiment les glands. Pitaqaj, qui est aujourd’hui vice-président du festival off, affine : «Ce qui distingue le secteur, c’est véritablement la politique de tractage massive, redoutable. Les artistes comiques sont plus présents (…) Lire la suite sur Liberation.fr

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